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Devenir propriétaire
Révision du loyer : comment l'IRL s'applique à votre bail
L'IRL du 3e trimestre 2026 progresse de 1,57 %. Votre loyer peut suivre, si votre bail le prévoit et si votre propriétaire le demande.

En bref
La révision annuelle du loyer suit l'indice publié par l'Insee chaque trimestre. Elle n'a rien d'automatique, ne s'applique jamais avant la demande du propriétaire et reste interdite dans les logements classés F ou G.
L'Insee a publié le 15 octobre 2026 l'indice de référence des loyers (IRL) du 3e trimestre. Il s'établit à 148,06, en hausse de 1,57 % sur un an. Si votre bail se réfère à ce trimestre, votre loyer hors charges peut augmenter de 1,57 % au plus, à sa date de révision. Trois conditions s'appliquent : votre bail contient une clause de révision, votre propriétaire vous la demande par écrit, et votre logement n'est pas classé F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE).
Les baux concernés par la hausse de 1,57 %
Le loyer se révise sur l'indice du trimestre inscrit dans votre bail. Si le bail ne précise aucun trimestre, la référence est le dernier indice publié par l'Insee au jour de la signature.
L'Insee publie un nouvel indice chaque trimestre. L'indice d'un 3e trimestre paraît à la mi-octobre et reste le plus récent jusqu'à la mi-janvier. Un bail signé entre la mi-octobre et la mi-janvier, sans trimestre précisé, se réfère donc au 3e trimestre. Ces baux se révisent en général à leur date anniversaire, entre la mi-octobre et la mi-janvier. C'est à eux que s'applique la hausse de 1,57 % cette année.
1,57 %
c'est la hausse maximale d'un loyer révisé sur l'indice du 3e trimestre 2026.
Indice de référence des loyers, Insee, publié le 15 octobre 2026.
Si votre bail indique un autre trimestre, la hausse possible change. Elle compare toujours l'indice à celui du même trimestre de l'année précédente.
- 3e trimestre 2026 : indice 148,06, en hausse de 1,57 % sur un an, publié le 15 octobre 2026.
- 2e trimestre 2026 : indice 148,37, en hausse de 1,15 % sur un an, publié le 10 juillet 2026.
- 1er trimestre 2026 : indice 146,60, en hausse de 0,78 % sur un an, publié le 15 avril 2026.
- 4e trimestre 2025 : indice 145,78, en hausse de 0,79 % sur un an, publié le 15 janvier 2026.
Source : tableau de l'IRL de l'Agence nationale pour l'information sur le logement, d'après l'Insee.
Une révision qui n'a rien d'automatique
Votre propriétaire peut réviser le loyer une fois par an, à la date prévue au bail. Il doit vous le demander par écrit, de préférence en lettre recommandée avec accusé de réception. Sans demande, le loyer ne change pas.
L'indice fixe un plafond, pas une obligation. Votre propriétaire peut appliquer une hausse plus faible, ou aucune hausse.
Il dispose d'un an après la date de révision pour faire sa demande. Passé ce délai, la révision de l'année est perdue pour lui.
La révision ne s'applique jamais avant la demande. Un exemple : la date de révision est le 1er novembre 2026 et la demande arrive le 1er février 2027. Le nouveau loyer s'applique à partir du 1er février 2027. Les loyers de novembre, décembre et janvier restent à l'ancien montant, sans rattrapage. Les règles sont détaillées sur service-public.fr.
Deux cas où le loyer ne peut pas être révisé
Premier cas, votre bail ne contient pas de clause de révision. Sans cette clause, le loyer reste celui de la signature pendant toute la durée du bail. La clause indique en général le trimestre de référence et la date de révision.
Second cas, le logement est classé F ou G au diagnostic de performance énergétique. En métropole, son loyer ne peut plus être révisé pour les baux signés, renouvelés ou reconduits depuis le 24 août 2022. La même règle s'applique depuis le 1er juillet 2024 en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte. Elle interdit aussi les hausses de loyer liées à des travaux d'amélioration.
La classe énergétique figure sur le diagnostic remis avec le bail. Si votre propriétaire vous demande une révision pour un logement classé F ou G, vous pouvez la refuser en rappelant ce classement. En cas de désaccord, la commission départementale de conciliation examine le litige sans frais.
Vérifier le calcul de votre nouveau loyer
Le calcul tient en une ligne : loyer hors charges actuel × nouvel indice ÷ indice du même trimestre un an plus tôt. Le résultat s'arrondit au centime.
Pour un bail révisé sur le 3e trimestre, le calcul est donc : loyer actuel × 148,06 ÷ 145,77.
- Un loyer de 650 € hors charges passe au plus à 660,21 €, soit 10,21 € de plus par mois et 122,52 € sur un an.
- Un loyer de 850 € hors charges passe au plus à 863,35 €, soit 13,35 € de plus par mois et 160,20 € sur un an.
- Un loyer de 1 200 € hors charges passe au plus à 1 218,85 €, soit 18,85 € de plus par mois et 226,20 € sur un an.
Si le montant demandé dépasse ce calcul, demandez à votre propriétaire le détail des indices utilisés.
Les charges suivent une autre règle. Les provisions versées chaque mois sont régularisées une fois par an, sur la base des dépenses réelles.
Dans un logement neuf, la révision s'applique normalement
Le gel des loyers ne vise que les logements classés F ou G. Un logement neuf est construit selon des normes énergétiques qui l'éloignent nettement de ces classes. Sa classe exacte figure sur le diagnostic remis avec le bail.
Si vous êtes locataire d'un logement neuf, la révision s'applique donc selon les conditions de votre bail : une clause, un trimestre de référence, une demande écrite.
Si vous louez un logement neuf que vous avez acheté, la révision reste un droit chaque année, à condition de la demander. Notez la date de révision dès la signature du bail. Chaque mois de retard dans la demande est un mois de loyer révisé perdu. Au-delà d'un an, la révision de l'année ne se rattrape plus.
Comparer votre loyer à une mensualité d'achat
Une hausse de loyer ramène souvent à une question plus large : continuer à louer ou devenir propriétaire. Rien ne presse pour y répondre. Comparer votre loyer à la mensualité d'un achat donne un premier repère.
Le simulateur de capacité d'emprunt estime ce que vous pouvez emprunter à partir de vos revenus et de vos charges. Un conseiller Prenez Place peut ensuite faire ce point avec vous, sans frais supplémentaires.
À retenir
- L'indice de référence des loyers du 3e trimestre 2026 progresse de 1,57 % sur un an.
- La révision exige une clause dans le bail et une demande écrite du propriétaire.
- Elle s'applique à partir de la demande, jamais avant, et se perd au-delà d'un an.
- Elle est interdite dans les logements classés F ou G.
- Dans un logement neuf, elle s'applique comme prévu au bail.
Vos questions sur ce sujet.
Mon propriétaire peut-il augmenter mon loyer sans me prévenir ?
Non. La révision annuelle du loyer n'est jamais automatique. Votre propriétaire doit vous la demander par écrit, de préférence en lettre recommandée avec accusé de réception. La hausse s'applique à partir de la date de sa demande, jamais avant, et ne dépasse pas la variation de l'indice de référence des loyers prévu au bail. Pour un bail sur le 3e trimestre 2026, le plafond est de 1,57 %.
Mon propriétaire a oublié la révision l'an dernier : peut-il réclamer un rattrapage ?
Non. Le propriétaire dispose d'un an après la date de révision prévue au bail pour la demander. Passé ce délai, la révision de l'année est perdue. Même dans le délai, la hausse ne s'applique qu'à partir de la demande. Les mois écoulés entre la date de révision et la demande restent à l'ancien loyer, sans rattrapage possible.
La révision du loyer concerne-t-elle aussi les charges ?
Non. L'indice de référence des loyers plafonne la révision du loyer hors charges uniquement. Les charges suivent une autre règle : les provisions versées chaque mois sont régularisées une fois par an, sur la base des dépenses réelles de l'immeuble. Une hausse de charges peut donc s'ajouter à la révision du loyer, mais elle doit être justifiée par ces dépenses.
Le loyer d'un logement classé F ou G peut-il augmenter ?
Non. En métropole, le loyer d'un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique ne peut plus être révisé ni augmenté après travaux. La règle vaut pour les baux signés, renouvelés ou reconduits depuis le 24 août 2022. La même règle s'applique depuis le 1er juillet 2024 en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte. La classe figure sur le diagnostic remis avec le bail.
